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Le 8 Mars 2007, la commune de La Terrasse a testé son Plan Communal de Sauvegarde

| le 02-04-2007 | par Marion Hébert - Ingénieur Sécurité Environnement, IRMa | 2843 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Le 8 Mars 2007, la commune de La Terrasse a testé son Plan Communal de Sauvegarde

Le scenario imaginé, un accident d’hydrocarbures sur la nationale 90, a mis rapidement en situation l’ensemble du personnel communal et des élus sur les actions essentiels à mettre en place pour assurer sécurité, soutien et information de la population. Un moyen efficace pour permettre à tout acteur de s’approprier les éléments du PCS et acquérir les réflexes organisationnels en cas de crise.

L’accident de transport de matières dangereuses, un scénario non cartographié mettant rapidement en scène l’ensemble des cellules du Plan Communal de Sauvegarde.

A 9h, un véhicule léger percute un camion citerne sur la RN 90 au niveau de l’église du village. Le camion prend feu et les sapeurs pompiers sur place font un premier bilan : il n’y a pas de blessé, mais un périmètre de sécurité de 150m doit être mis en place.

Si dans un premier temps les habitants concernés étaient invités à se calfeutrer chez eux, une évacuation allait être par la suite envisagée, de manière à faire réfléchir la commune à la mise en place d’une telle action : recensement du nombre de personnes concernées, itinéraire d’évacuation, ouverture d’un lieu d’hébergement,…

A cette problématique, de manière à tester la réactivité de la cellule communication, les animateurs de l’exercice ont également simulé l’appel ou la venue en mairie de nombreux riverains inquiets, comme cela pourrait arriver en cas d’évènement réel : directrice d’école, parents d’élèves ou encore une personne ayant la jambe dans le plâtre et ne pouvant se déplacer,… !

 

A l’issue de l’exercice, un débriefing à chaud particulièrement riche a été réalisé avec la trentaine de participants: au delà de sa capacité à faire évoluer les organisations, il constitue avant tout une opportunité de partage et d’apprentissage pour l’ensemble des acteurs quel que soient leur niveau hiérarchique et leur statut.

Le bilan de l’exercice est avant tout positif.

En effet, les interventions de terrain, telles que la pose de barrières ou l’ouverture d’un lieu de relogement,  ont été rapidement mises en place.

La communication, souvent négligée dans de nombreuses communes, a également su répondre de manière efficace aux inquiétudes des riverains et à l’arrivée de journalistes toujours un peu trop curieux…

Enfin, le Maire de la commune, Georges BESCHER, a joué pleinement son rôle de Directeur des Opérations de Secours, sachant prendre les décisions qui s’imposaient, notamment dans le cadre de l’évacuation des habitants menacés et du maintien de la communauté scolaire dans l’établissement malgré la pression des parents.

Mais il faut cependant s’arrêter sur les points qui n’ont pas fonctionnés.
En l’occurrence :

  • le manque de remontées d’information au poste de commandement,
  • la désorganisation de certaines cellules qui ont montré les limites du niveau d’appropriation.
  • Les problèmes de transmission. En effet, la commune, qui s’est pourtant dotée de talkies-walkies, a privilégié l’utilisation du téléphone portable durant l’exercice. Suite à l’interruption « fictive »  du réseau de téléphonie mobile, l’ensemble du personnel s’est ainsi retrouvé partiellement isolé avant de poursuivre la communication par talkies-walkies, et ce pour ceux qui savaient les utiliser !  

S’entraîner, rectifier et améliorer,…les éléments clés pour entretenir la dynamique autour du projet PCS.

La planification n’a d’intérêt que si elle donne lieu à des exercices de simulation permettant de tester l’efficacité du dispositif et de former les intervenants aux bons réflexes.

La commune de la Terrasse, forte des enseignements de l’exercice, a pris conscience que le PCS ne se limitait pas à des classeurs pratiques. Le Maire a insisté sur le fait que seules les répétitions régulières, la confrontation aux véritables difficultés de mise en situation permettent d’atteindre ce but. Il souhaite également que les prochains exercices donnent l’occasion à l’ensemble des élus de s’investir davantage dans ce dispositif.

 



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