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Les conséquences psychologiques d'une inondation pour la population ne sont pas négligeables

| le 21-03-2008 | par Céline Brun-Picard - Documentaliste, IRMa | 2171 vues | Recommander cet article |
Les conséquences psychologiques d'une inondation pour la population ne sont pas négligeables

Du 8 au 10 septembre 2002, le Gard a subi des inondations importantes et de nombreuses personnes ont été sinistrées. Un rapport de l'Institut de Veille Sanitaire montre que les conséquences psychologiques pour la population ne sont pas négligeables.

 

Quelles sont les conséquences psychologiques d'une catastrophe, et quelles sont les populations les plus vulnérables à ces conséquences ?

Plusieurs études internationales et françaises ont déjà confirmé l’existence d’un impact significatif à long terme des inondations sur la santé mentale des victimes : des états de stress peuvent durer de 2 à 5 ans après ces événements, et peuvent se compliquer par des dépressions.

Les chercheurs s'attachent dès lors à déterminer les populations les plus vulnérables à ces états de stress (hommes/femmes ; jeunes/personnes âgées, etc.). Mais des contradictions entre les études existent, et les chercheurs sont confrontés à des difficultés d'ordre méthodologique pour le recueil des données : quelles sont les sources qui doivent être utilisées ? Quelles données doivent-être recueillies ?

Dans le cas présent, l'étude de l'INVS s'est appuyée exclusivement sur le remboursement de médicaments psychotropes (anxiolytique, hypnotique et antidépresseur) recueillis par l’Assurance maladie entre mai 2002 et décembre 2003.

 

 

Un recours important aux médicaments psychotropes à la suite des inondations du Gard

Les conclusions de l'étude de l'INVS sur les conséquences psychologiques des inondations du Gard (septembre 2002) confirment une hypothèse déjà soulevée à la suite de l'accident technologique de l'usine AZF (2001) par l'INVS :
après une catastrophe majeure une augmentation de la consommation des médicaments psychotropes (anxiolytique, hypnotique et antidépresseur) survient, en particulier dans le premier mois suivant la catastrophe.

Toutefois, en matière de prise en charge psychologique immédiate, les conclusions de l'étude portant sur les conséquences des inondations dans le Gard entrent en contradiction avec les observations faites par l'INVS à la suite de l'accident d'AZF :
dans le cas des inondations dans le Gard, les personnes au-delà de 50 ans ont semblé plus fragilisées, et particulièrement celles de 80 ans et plus. Le recours à un traitement antidépresseur après un traitement par anxiolytiques ou hypnotiques au décours des inondations concernait plus particulièrement les femmes en période de vie active et les hommes de 60 à 69 ans. Dans le cas de l'accident d'AZF, les populations plus jeunes étaient concernées.

 



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