Une immense vague qui déferle dans la vallée, emportant tout sur son passage, laissant derrière elle un paysage de désolation sur plusieurs kilomètres… Voilà le scénario d’une rupture de barrage. Pour éviter un tel désastre, des mesures strictes ont été prises par l’Etat en matière de prévention et de protection des populations face cette menace.



La France est le deuxième constructeur de barrages en Europe après l’Espagne. Le pays compte plusieurs milliers d’ouvrages. Leur taille, leur mode de construction, leur fonction sont extrêmement variables. Le risque qu’ils représentent aussi.

En 1959, plus de 420 personnes ont trouvé la mort lors de la rupture du barrage de Malpasset, dans le Var. Sur une dizaine de kilomètres, les pertes matérielles ont été considérables. Cet événement unique en son genre en France est à l’origine de la constitution d’un cadre réglementaire strict pour la mise en place, la surveillance, l’entretien et le contrôle des barrages.

L’Etat a pris les choses en main en matière de sûreté des ouvrages présentant une menace potentielle pour la population. S’il revient aux exploitants de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sûreté de leur barrage dès leur conception, l’Etat – par l’intermédiaire des préfets et des services compétents – contrôle toutes les installations pour s’assurer que ces obligations sont bien respectées.

Malgré toutes les précautions, les populations ne sont jamais à l’abri d’une catastrophe liée à des circonstances exceptionnelles. Pour réagir au plus vite en cas d’accident majeur et limiter les dégâts, des plans d’organisation de crise sont réalisés pour les plus grands barrages.

Mais qu’en est-il des autres ouvrages ? Ceux de petite taille qui relèvent de la loi sur l’eau et à ce titre ne sont soumis qu’à autorisation, voire simple déclaration auprès des services de police de l’eau qui en assurent ensuite le contrôle. Souvent pour ceux-ci les moyens financiers nécessaires à leur entretien sont insuffisants. Ils sont trop souvent oubliés, mais représentent pourtant parfois un risque non négligeable à l’échelle locale…
 


 
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