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| le 12-07-2005 | par François Giannoccaro - Directeur de l'IRMa | 3305 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |

Les principales causes de l'accident du 21 mai 2005 sur le Chloroduc Chloralp-Poliméri (sud grenoblois) sont à priori connues. L'Institut était présent aux deux réunions d'information organisées par la plate-forme chimique du Pont de Claix pour connaitre les raisons de l'accident

La première rencontre du 8 juin dernier rassemblant les élus des communes riveraines, ainsi que des représentants de l'Institut des Risques Majeurs et de la FRAPNA avait permis à Hubert Loetscher, directeur général de Chloralp d'expliquer les circonstances de l’accident du 21 mai 2005 sur le chloroduc : "... conditions de départ : - plate-forme à l’arrêt, - pression réduite dans le tuyau, - vannes entrée/sortie de collecteur fermées L’explosion s’est produite alors que le chloroduc était en phase d'exploitation transitoire ; la conjonction d'au moins trois facteurs ayant conduit à l'accident : - une surchauffe de la tuyauterie (quasi-vide) par le traceur (réchauffage), due à un défaut de fonctionnement sur une sonde de température - la présence d’une faible quantité de chlore (comburant) - la présence d’un carburant dont l’origine exacte est en cours de d’identification. ..." A cette occasion, l'industriel a tenu à préciser qu’une telle explosion n’aurait pas pu se produire si la canalisation avait été en fonctionnement normal. Le 5 juillet dernier, nous étions à nouveau réunis sur la plate forme pour de nouveaux éléments d’information permettant à priori de connaitre les causes de l'accident. - Sur la présence d’un carburant dont l’origine exacte était en cours d’identification à la précédente rencontre, les scénariis étudiés par l'industriel ont tous conduit à une explosion liée à une présence d’hydrogène non souhaitée dans la canalisation, qui a joué le rôle de carburant. L’analyse effectuée a permis d'indentifier les facteurs favorables au dégagement d'hydrogène : corrosion du métal en présence de longue date d'eau ou d'humidité (enregistrée à priori en 2001 lors d'une opération de maintenance) non souhaitée dans la canalisation et d'un régime transitoire d'exploitation de la conduite au moment de l'accident. "... Dans le cadre du retour d’expérience, 5 cibles principales ont été identifiées pour éviter qu’un tel l’accident puisse se reproduire : - le changement de technologie du dispositif de chauffage - l’actualisation des procédures de maintenance (limites de propriété, rôles et responsabilités de chacune des sociétés). - le nettoyage du chloroduc (mis en exploitation depuis 1986) par une société spécialisée, suivi d’une série d’inspections supplémentaires avant remise en service - la rédaction d’une procédure d'arrêt avec balayage à l'azote sur arrêt de longue durée - la suppression des possibilités d’introduction d’humidité dans la canalisation par l’azote (tuyauterie spécifique) - l’amélioration des automatismes, dont la détection incendie ..." La reconstruction et le nettoyage seront terminés le 8 juillet 2005. Le démarrage pourra intervenir après des tests des sécurités, la formation enregistrée des opérateurs, la vérification du nettoyage et avec l’autorisation de l’Administration.

En savoir plus :

> notre new's sur l'accident du chloroduc du 21 mai 2005
http://www.irma-grenoble.com/01actualite/01articles_afficher.php?id_actualite=76



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