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"La ville face aux risques naturels et technologiques" : un débat à la METRO !

| le 22-12-2010 | par Marion Rousselon - Ingénieur en prevention des risques, IRMa | 2020 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |

Jeudi 16 décembre 2010, plus d’une centaine d’habitants de la communauté d’Agglomération Alpes Métropole (Métro) s’est retrouvé autour d’un débat "La ville face aux risques naturels et technologiques". L’objectif de cette soirée, qui s’inscrit dans le cadre des Jeudis du Projet d'Agglo (JPA), était d’échanger sur 3 thématiques liées aux risques touchant les 27 communes de la Métro : « ce que l’on sait », « ce que l’on veut », « ce que l’on peut »…

Cette rencontre autour de la problématique des risques majeurs s’est tenue comme chaque JPA à l'Institut de géographie alpine à la Cité des Territoires (Grenoble). Conduite par Philippe Lopé (conseiller communautaire délégué à la participation citoyenne et aux relations extérieures), Eric Grasset (vice-président délégué aux risques majeurs, à l’eau, à l’agriculture, les forêts et les parcs naturels régionaux), et Jean-Luc Blache (conseiller délégué aux risques majeurs), ce débat s’est déroulé en trois temps :

Tout d’abord, « ce que l’on sait concernant  les risques naturels et technologiques présents sur le territoire de la Métro ».

Au travers de cartographies et de photographies des évènements passés, l’IRMa (Liliane Besson, vice-présidente de l'IRMa et Marion Rousselon, ingénieur) ont pu ainsi sensibiliser le public aux nombreux risques présents sur le territoire de la Métro. En effet,  cumulant à la fois les risques urbains (transports, activités industrielles à risques,…) et de montagne (chutes de blocs, crues torrentielles, feux de forêt,…), la gestion des risques majeurs est une préoccupation sur l’ensemble du territoire : Grenoble inondée par la crue bi-centennale de l’Isère en 1859, maisons engravées par les crues de Belledonne en 2005, chute de blocs depuis le Vercors détruisant une micro-centrale à Saint-Paul de Varces, camion de matières dangereuses couché sur la Rocade en décembre 2001,…

Toutes ces illustrations avaient pour objectif de faire prendre conscience de risques bien réels. Cette première partie a également donné l’occasion de faire un point sur le risque sismique, bien présent en Rhône-Alpes, avec la particularité du Y grenoblois et son « effet de site » (« caisse de résonance » entre les bords et le fond de la cuvette) qui rend les communes de la Métro vulnérables face à ce risque.

 

Par la suite, le débat s’est orienté sur le thème de «  ce  que l’on veut faire pour mieux gérer les risques sur le territoire ».

Aujourd’hui, le développement urbain de l’agglomération grenobloise est contraint par sa topographie et ses risques. Christophe Ferrari, maire de la ville de Pont-de-Claix, a pu exposer les difficultés que sa collectivité pouvait rencontrer face à la problématique des risques industriels et de l’urbanisation. Le Plan de Prévention des Risques Technologiques de la plateforme de chimique du Pont de Claix, à venir prochainement, pourrait en effet avoir des conséquences importantes de restriction en matière d’urbanisation et de construction pour la ville… mais également pour bon nombre de communes de la Métro telles que Echirolles, Claix, Varces,…

De manière à construire une « ville durable », il est donc souhaitable de prendre en compte les risques de manière globale sur le territoire et non pas à l’échelle d’une commune. Dans le cadre du risque d’inondation de l’Isère, le projet du Symbhi (Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l'Isère ), dont l’objectif est de protéger les zones urbanisées (et urbanisables) en redonnant à l'Isère plus d'espace grâce au principe des champs d'inondation contrôlée, est un exemple de dynamiques futures à mener à l’échelle du « bassin de risque »

 

Enfin, la fin de la soirée a été l’occasion d’ouvrir les échanges sur « ce que l’on peut faire dans la gestion des risques au sein de la Métro » :

Quelles sont les pistes d’action possibles ? Quels peuvent être les rôles du citoyen, de l’intercommunalité, et des autres acteurs publics ou privés ? de manière à lancer le débat, l’IRMa a alors présenté la synthèse d’une enquête réalisée en 2009 auprès de 18 communes de la Métro sur les besoins, attentes ou propositions en matière d‘organisation de la solidarité et de l'entraide intercommunale face aux risques majeurs :

  • mise en réseaux des acteurs,
  • réflexion sur un même bassin aux dispositifs d’alerte de la population,
  • campagnes ou diffusion d’information à l’échelle de l’intercommunalité,
  • entraide intercommunale en cas d’évènement,

sont autant de voies à approfondir dans le futur. C’est pourquoi, de nouvelles soirées de débat seront organisées sur ce thème en 2011. La culture du risque existe dans l’agglomération, comme en témoignent les nombreuses personnes présentes à cette soirée, mais à présent il faut la faire fructifier…

En savoir plus :

> Les Jeudis du Projet d'Agglomération
http://www.lametro.fr/128-jeudis-du-projet-d-agglomeration.htm



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adhesion
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