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Le collège Le Massegu (Vif, 38) a testé pour la première fois son PPMS

| le 10-04-2013 | par Laurence Cassagne - Ingénieur, IRMa | 3005 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Le collège Le Massegu (Vif, 38) a testé pour la première fois son PPMS

Le collège Le Massegu (Vif, 38) a testé pour la première fois son PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté) évacuation inondation le jeudi 28 mars 2013. Un bilan à froid a été organisé avec le chef d’établissement.

Les établissements scolaires ont l’obligation de faire trois exercices évacuation incendie par an. Alors, quand ils décident de travailler sur la problématique des risques majeurs, ils testent une seule des consignes générales : soit la mise à l’abri (« confinement »), soit l’évacuation inondation, soit l’évacuation séisme.

Pourtant, l’équipe de direction du collège de Vif a décidé de déclencher pour simulation son PPMS évacuation inondation et son PPMS mise à l’abri lors du premier semestre 2013.

 Le PPMS évacuation inondation a été testé pour la première fois le jeudi 28 mars 2013.

 Un bilan à chaud a été organisé en présence des enseignants et du personnel disponibles immédiatement après l’exercice. De nombreuses interrogations et remarques ont été formulées.

 Une entrevue avec le chef d’établissement et la principale adjointe a permis d’apporter des réponses et d’avoir un retour d’expérience sur un exercice peu souvent réalisé.

 

Quelques points à retenir :

Il est important que la communauté scolaire applique les bonnes consignes générales de sécurité (sortir, de déplacer au niveau des étages, entrer, rester à l’intérieur) en fonction du signal ou de l’information qu’elle entend.

 

L’alerte :

En cas de mise à l’abri, il est conseillé, lorsque cela est techniquement possible, de faire retentir le signal national d’alerte pour le déclenchement du PPMS.

Afin d’éviter la multiplication des signaux (signal évacuation incendie, signal national d’alerte), il apparaît plus judicieux de faire passer un message oral.

Le message oral rappelant les consignes à appliquer peut également être diffusé après le signal national d’alerte.

 

Si l’audibilité dans les salles de classe est faible, il peut être intéressant afin d’attirer l’attention de la communauté scolaire sur l’importance du message ou du signal qui va être diffusé de faire retentir un (ou deux) son court mais « agressif ».

 

Le matériel pour diffuser l’alerte doit être facile d’accès et il ne doit pas être compliqué à mettre en œuvre.

 

Il est conseillé d’utiliser des messagers pour lever l’alerte et non un signal de fin d’alerte. Ainsi, la levée de l’alerte peut se faire progressivement dans l’établissement et avec des consignes précises décidées par la cellule de crise.

 

Les zones qui ne sont pas couvertes pas les haut-parleurs doivent être identifiées et prises en compte dans le PPMS pour qu’une ou plusieurs personnes soient désignées pour aller les alerter de vive voix. Une demande peut être faite au propriétaire du bâtiment pour améliorer l’installation technique. 

 

Le PPMS documentaire :

Il est préférable d’avoir un PPMS opérationnel sous forme de dossiers ou pochettes à distribuer aux personnes qui auront une mission à effectuer (exemple : chef de la cellule de crise, responsable de la zone X, responsable de la zone Y, messagers). Elles doivent contenir une check liste ainsi que les documents et le matériel nécessaires pour réaliser la ou les missions définies.

Les classeurs PPMS sont des documents complets qui ne permettent pas une appropriation simple de la part d’un responsable qui n’a pas participé à son élaboration.

 

 

Les ressources humaines du PPMS :

Tous les adultes sans élève à charge, personnel de cantine et autre compris, peut être sollicité pour mettre en œuvre le PPMS et veiller à son bon déroulement.

 

Le PPMS fonctionnera seulement si une information adaptée a été réalisée auprès de la communauté scolaire et que tout le monde s’implique et respecte les consignes.

Les parents d’élèves doivent également être informés.

 

 



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