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Le collège Marc Sangnier à Seyssins (38) a finalisé son plan particulier de mise en sûreté (PPMS)

| le 15-01-2010 | par Laurence Cassagne - Ingénieur, IRMa | 5114 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Le collège Marc Sangnier à Seyssins (38) a finalisé son plan particulier de mise en sûreté (PPMS)

Le collège Marc Sangnier à Seyssins (38) a finalisé son plan particulier de mise en sûreté (PPMS) lors d’un exercice de mise à l’abri, le mardi 12 janvier 2010. Suite à une alerte « nuage toxique » virtuelle, 417 élèves et 49 adultes ont rejoint rapidement les zones prédéfinies.

Le collège de Seyssins travaille sur son plan particulier de mise en sûreté depuis presque un an. L’organisation et les documents «  ressources » ont été définis en collaboration avec l’Institut des Risques Majeurs.

 

Après avoir déterminé les lieux de mise en sûreté et les consignes à appliquer, l’équipe « PPMS » (chef d’établissement et adjoint, gestionnaire, OP) a dû mettre en place des actions afin de faciliter l’appropriation des bons réflexes par la communauté scolaire : 

  • Une sensibilisation lors de la journée de prérentrée (septembre 2009)
  • Une distribution, à tous les élèves et au personnel, d’une fiche pour rappeler les consignes
  • Une information aux parents d’élèves
  • Un gros travail de signalisation dans l’établissement (fléchage pour se rendre aux zones de mise à l’abri, identification des zones)

 Lors de l’exercice du mardi 12 janvier 2010, de nombreux observateurs étaient présents :

  • l’élu en charge des risques majeurs et de la sécurité des bâtiments à la ville de Seyssins
  • le service communication de la ville
  • le correspondant risques majeurs de l’inspection académique
  • l’ingénieur sécurité du conseil général de l’Isère
  • un représentant du service environnement du conseil général de l’Isère
  • un représentant de l’IRMa

 

Les principaux objectifs de cette première simulation étaient de :

  • tester le signal d’alerte
  • vérifier si le personnel et les élèves appliquent les bonnes consignes
  • vérifier le fonctionnement des zones de mise à l’abri
  • tester la communication interne (entre les zones de mise à l’abri et la cellule de crise)

 

Après 1h10 (10h15 -11h25) d’exercice, un bilan à chaud a été réalisé afin de mettre en évidence les points positifs de l’organisation et les corrections à apporter pour améliorer le PPMS.

 

Quelques exemples de points positifs :

  • un grand nombre de personnes (agents, personnel administratif, enseignant sans élève, infirmière) a composé la cellule de crise
  • identification visuelle rapide des responsables de zone et des messagers grâce à des chasubles fluo et des brassards
  • déplacement rapide des classes dans les zones définies (bonne connaissance des consignes)
  • bonne participation du personnel enseignant, des agents et du personnel administratif
  • recensement rapide du nombre d’élèves présents
  • identification et recherche des absents (25 minutes pour le bilan complet) (3 personnes ayant l’habitude de traiter ce sujet : CPE et 2 surveillants)
  • utilisation de la fiche « appel » par les enseignants pour faciliter le bilan
  • mise en place et tenue de la main courante
  • appel de l’inspection académique sur le numéro de portable prévu pour les alertes PPMS

 

 

Quelques exemples de points à améliorer :

  • La gestion des arrivées après fermeture du collège doit être mise en place (procédure et prêt à remplir pour noter le nom des personnes qui arrivent)
  • Le signal d’alerte n’a pas été conforme. Un nouveau a été redéfini après l’exercice.
  • Afin de clarifier l’affectation des responsables de zones et des messagers, il faut afficher un plan A3 au niveau du point de rassemblement des membres de la cellule de crise
  • Dans chaque zone de mise à l’abri, il doit y avoir constamment au moins un messager et un responsable
  • La personne en charge de la vérification des issues de secours devra également vérifier que les salles sont vides
  • Il faut appeler la mairie pour les prévenir du déclenchement du PPMS, de la mise à l’abri effective et pour leur communiquer le bilan du recensement
  • Il faut penser à mettre en marche la radio

  

Il faut également noter que lors de cet exercice prévu, trois enfants ont été pris en charge médicalement : saignement de nez, hypoglycémie. L’infirmière, présente ce jour là, en a géré deux, le troisième est resté en salle de classe.

 

 

Suite aux modifications à apporter au PPMS, il est envisagé de faire un test d’audibilité des différents signaux (sonnerie intercours, évacuation incendie, signal de mise à l’abri) à une date et à une heure connues de tous.

 

Par ailleurs, le prochain exercice de mise à l’abri, envisagé pour le premier trimestre de l’année 2010-2011, pourrait avoir lieu après 15h45, une fois que les agents de service sont partis. 

 

 

CONCLUSION : La validation d’un PPMS ne peut se faire qu’au travers d’un exercice de simulation. Tous les exercices mettront en évidence des améliorations à apporter. Il ne faut donc pas attendre d’avoir une organisation « parfaite » sur le papier (cela n’existe pas) avant de faire un test.     

Les exercices sont également indispensables pour mieux gérer l’état de stress qui serait généré en cas d’alerte réelle.

 

 



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