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Un exercice PPMS mise à l’abri tous les ans au collège de Seyssins

| le 05-04-2012 | par Laurence Cassagne - Ingénieur, IRMa | 3758 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Un exercice PPMS mise à l’abri tous les ans au collège de Seyssins

Un exercice PPMS mise à l’abri toutes les années. Le collège de Seyssins a réalisé jeudi 22 mars 2012 la troisième simulation du plan particulier de mise en sûreté (PPMS). Une démarche pérennisée par la principale, Mme Tourtet, et la gestionnaire, Mme Guichard.

Jeudi 22 mars 2012 14h30, la sonnerie intercours est activée manuellement par le personnel de la loge pour diffuser le signal d’alerte « mise à l’abri » de l’établissement. Chacun applique les consignes et la chef d’établissement distribue les missions essentielles aux adultes présents à la cellule de crise.

Etaient présents pour observer l’exercice : un représentant de la mairie de Seyssins, un représentant de l’IRMa et un représentant de l’Education Nationale. A savoir, la gestionnaire de l’établissement est volontairement sortie « du jeu » pour suivre le comportement dans les zones de mise à l’abri.

Certains élèves de 4ème qui avaient participé à l’atelier risques majeurs en février 2012 ont été associés  activement cette simulation : une élève a tenu une main courante, un autre a joué le rôle d’un élève malade et deux autres ont fait les messagers.

L’exercice a duré une bonne heure, temps nécessaire pour faire le bilan « nominatif » des personnes présentes dans l’établissement au moment de la mise à l’abri : 452 élèves et 50 adultes.

 

A retenir / les principales observations :

  • Il faut créer un tableau « prêt à remplir » pour identifier les responsables de zone et les messagers (pour savoir qui fait quoi et qui est où). Ce tableau sera rempli au moment de la distribution des missions.
  • Il est possible d’utiliser les classes vides pour éviter de laisser les élèves assis par terre dans les couloirs.
  • La sonnerie n’est pas audible dans la cuisine. Il faut donc qu’un responsable de la cellule de crise téléphone pour alerter le personnel.
  • Les adultes présents à la cellule de crise sans mission prioritaire peuvent être affectés à des zones de mise à l’abri pour, par exemple, assurer la distribution de l’eau, accompagner les élèves aux toilettes, …
  • Les consignes à appliquer doivent être diffusées aux adultes présents occasionnellement dans l’établissement comme par exemple l’infirmière et le conseiller d’orientation. Ils doivent se rendre à la cellule de crise dès que le signal d’alerte est diffusé.
  • Il faut penser à ouvrir les toilettes qui sont habituellement fermées à clef. (mission à attribuer lors du déclenchement du PPMS).
  • Les responsables de zone ne doivent pas prendre de décision sans en référer au préalable à la chef d’établissement.
  • Le responsable de la zone « accueil » doit fermer les doubles portes pour mieux « isoler » sa zone par rapport aux entrées après déclenchement du PPMS. Il doit également enregistrer sur la fiche préétablie le nom des personnes (élèves ou adultes) qui arrivent et faire un bilan régulier à la chef d’établissement.
  • L’infirmière, si elle est présente dans l’établissement lors de la mise en œuvre du PPMS, doit porter un gilet fluo.
  • Les fiches préétablies pour faire l’appel après alerte doivent être refaites. Actuellement, elles ne mentionnent que le cas de l’évacuation. Il faut modifier le titre pour éviter toute confusion.
  • Chaque responsable de zone doit avoir une pochette avec à l’intérieur son matériel : gilet fluo mais aussi les fiches d’observation individuelle et la liste des secouristes.
  • Lors de la levée de l’alerte, les enseignants doivent accompagner les élèves jusqu’à la cour.
  • La loge doit pouvoir ouvrir le portillon d’entrée de l’établissement. Cependant, elle ne doit pas ouvrir la porte du bureau située à proximité de la porte d’entrée du bâtiment, ceci afin des rester le plus possible en sécurité (« confiné »). Une affiche expliquant le lieu d’accueil des nouvelles arrivées doit être créée au préalable et mise en place lors du déclenchement de l’alerte. Cette affiche doit être traduite en anglais dans le cas où l’établissement accueille des personnes anglophones.
  • Il faut indiquer sur les brassards des messagers à quelle zone de mise à l’abri ils sont affectés.
  • Lors du prochain exercice, il faut penser à mettre un thermomètre dans une salle.
  • Les kits « activités » pour occuper les élèves n’ont pas été utilisés.

 

Conclusion :

La volonté de l’équipe de direction et le temps accordé à la démarche PPMS au collège de Seyssins sont un exemple à suivre. Un exercice PPMS par an est le minimum qu’il faut conseiller. En effet, lorsque 12 mois s’écoulent entre deux simulations, les réflexes et le retour d’expérience ne sont pas optimisés d’un exercice à l’autre. Deux exercices par an permettraient de valider les améliorations apportées à l’organisation et aux supports et d’ancrer les reflexes comportementaux.

En savoir plus :

> article concernant l'atelier risques majeurs au collège de Seyssins
http://www.irma-grenoble.com/01actualite/01articles_afficher.php?id_actualite=490



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