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Accident d’un camion citerne : la commune de Voreppe (38) teste son PCS

Le 14-12-2010 | Par Laurence Cassagne - Ingénieur, IRMa | 4093 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Accident d’un camion citerne : la commune de Voreppe (38) teste son PCS

Mardi 16 novembre 2010, la commune de Voreppe (38) a testé son plan communal de sauvegarde (PCS). Les animateurs ont simulé l’accident d’un camion citerne transportant un produit toxique, à proximité d’un groupe scolaire.

Avant d’activer son plan communal de sauvegarde dans sa globalité, la commune de Voreppe a réalisé, l’été dernier, plusieurs exercices de mise en place du poste de commandement communal (PCC). Ces tests ont permis d’impliquer tous les membres potentiels du PCC. Tous les suppléants ont « joué » au moins une fois leur rôle.

Le résultat : une efficacité reconnue le jour de l’exercice PCS, mardi 16 novembre 2010.

Remarque : Le déclenchement du PCS et surtout sa mise en place initiale fait l’objet d’une procédure spécifique appliquée uniquement en cas d’événement de sécurité civile majeur, donc rarement (heureusement !). Pourtant, c’est un point clef du dispositif qui permet à la commune d’être opérationnelle rapidement ou non, si elle n’est pas connue. C’est pourquoi des tests « simples » de mise en place du PCC doivent être réalisés avant l’exercice général, puis régulièrement au cours des années qui suivent.

L’exercice du 16 novembre 2010 à Voreppe a été réalisé en présence de :

  • Lieutenant Dechaux (gendarmerie de Voreppe)
  • Major Saliba (caserne de pompiers de Moirans)

 

Présents au PC pompier (Poste de Commandement pompier), ils ont pu apporter leurs observations et faire leur remarques directement au maire (DOS durant l’exercice : Directeur des Opérations de Secours) et au DST (RAC terrain durant l’exercice : Responsable des Actions Communales sur le Terrain).

La commune avait également fait appel à des administrés pour jouer le rôle de personnes évacuées.

Le scénario (accident d’un camion transportant un produit toxique) et sa localisation ont permis de faire jouer le groupe scolaire Stendhal qui a déclenché son plan particulier de mise en sûreté (PPMS) de « mise à l’abri ».

 

Le déclenchement de l’exercice :

8h45 : la gendarmerie appelle la police municipale pour leur signaler un accident sur l’avenue du 11 novembre, juste au-dessus du groupe scolaire

Remarque : l’accident a lieu à proximité de la gendarmerie, en heures ouvrables, les gendarmes appellent la police municipale. L’exercice a suivi le cheminement de l’alerte réelle.

8h55 : le CODIS appelle l’astreinte décisionnelle de la commune pour l’informer de l’accident.

 

Les points à retenir :

  • Le PC pompier ne dispose pas de téléphone particulier. Le référent mairie présent au PC pompier doit avoir un moyen de communication fiable pour joindre le PCC et être joint.
  • Des points de situation oraux ont été faits par le RAC au cours de l’exercice. C’est important pour que les chefs de cellule connaissent l’évolution de l’événement.

Remarque : Il faut également tenir une main courante synthétique (sur tableau blanc ou pape bord) pour avoir un point de situation écrit visible et accessible de tous (surtout pour les membres du PCS qui arrivent au fur et à mesure au PCC).

  • Le RAC terrain et le DOS doivent avoir des plans (atlas) de la commune par quartier ou secteur. Ces plans doivent préciser le nom des rues afin d’éviter des erreurs lors du bouclage routier.
  • Concernant le matériel d’urgence en cas d’hébergement, la mallette « hébergement » devrait avoir quelques couvertures de survie.
  • Le chef du centre d’hébergement doit prendre une voiture pour se déplacer (si les routes sont circulables) et ne doit pas être pris en cas dans les personnes nécessaires à gérer les évacués (1 membre du PCS pour 12 personnes accueillies).
  • L’assistante de la cellule accompagnement doit rester au PCC. Elle peut utiliser le téléphone sans fil, si nécessaire.
  • Il faut connaître et rajouter au PCS les horaires et lieux de travail du personnel communal « entretien des équipements municipaux » afin de ne pas oublier s’ils sont dans le périmètre de danger.
  • Au début de l’alerte, le standard/accueil mairie doit être rattaché au RAC en attendant que la cellule communication soit opérationnelle.
  • Il est nécessaire d’avoir deux personnes pour gérer la communication efficacement (messages pour le standard, gérer les appels entrants, messages à diffuser à la population via les panneaux à message variable, le site internet, les haut-parleurs, gérer les médias).
  • En cas d’évacuation « massive », le groupe scolaire par exemple, la gendarmerie apporterait une aide.
  • Au niveau des points de regroupement des personnes évacuées dans l’urgence, les pompiers affectent du personnel en attendant qu’elles soient prises en charge par la commune.
  • Il est indispensable pour une commune de pouvoir identifier les enjeux dans un périmètre donné. Par exemple : quels sont les enjeux dans un périmètre de 200 mètres sachant que l’accident a lieu sur l’avenue du 11 novembre, au dessus de l’école maternelle. (enjeux : nombre d’habitations -logement individuel et collectif-, ERP, équipements communaux, commerces, …)

   Il faut disposer de cartes adaptées avec une échelle !

En savoir plus :

> Le site de la Ville de Voreppe - Rubrique risques naturels et technologiques
http://www.voreppe.fr/-Risques-naturels-et-technologiques-.html



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