glissement de terrain du Châtelard
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Il y a 64 définitions :

- R 111-2 et R111-3
- Rad (rd)
- Radar météorologique
- Radioactivité
- Radioélément
- Radionucléide
- Radioprotection
- Radon
- Rafale
- Ravinement
- Rayonnement X et gamma
- Rayonnement alpha
- Rayonnement bêta
- Réacteur
- Réacteur à Eau Pressurisée (REP)
- Réassurance
- Réduction des risques de catastrophe
- Réduction du risque
- Régime d'autorisation
- Régime d'enregistrement
- Régime de déclaration
- Régime hydrologique
- Régime pluvio-nival
- Renard
- Réplique
- Réserves communales de sécurité civile
- Résilience
- Retenue / réservoir
- Retour d'expérience
- Retour d'expérience (2)
- Retrait-gonflement des sols
- Revanche
- RIFT
- Ripisylve
- Risque (2)
- Risque (3)
- Risque (4)
- Risque (directive "Seveso 2")
- Risque industriel
- Risque industriel majeur
- Risque majeur
- Risque majeur (2)
- Risque naturel
- Risque naturel (2)
- Risque naturel prévisible
- Risque nucléaire
- Risque résiduel
- Risque sanitaire
- Risque sismique
- Risque technologique
- Risques de surpression
- Risques thermiques
- Risques toxiques
- Rivières torrentielles
- Roches argileuses
- RTM (Restauration des Terrains en Montagne)
- Ruissellement
- Ruissellement de versant
- Ruissellement diffus
- Ruissellement en ravines
- Ruissellement en ravins
- Ruissellement en rigoles
- Ruissellements en nappe
- Ruissellements pelliculaires


R 111-2 et R111-3 :

En 1955, le code de l'urbanisme introduit des mesures générales de prévention des risques naturels : les articles R 111-2 et R111-3 permettent, en effet, d'interdire ou de soumettre à conditions spéciales la construction dans des zones soumises à des risques particuliers et la nécessité de tenir compte des risques dans la délivrance des permis de construire. Déjà, apparaît alors la responsabilité de l'Etat, en cas de dommages postérieurs, s'il s'avère que le terrain construit était exposé à des risques ; cela ne dégage pas pour autant la responsabilité de la commune, au titre de la police administratives (cf. code général des collectivités territoriales).
[source : Commission interministérielle de l'évaluation des politiques publique. Commissariat Général du Plan (1997) - La prévention des risques naturels, rapport d'évaluation. La documentation Française, 702 p.]

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Rad (rd) :

Ancienne unité de dose absorbée.
[source : Institut des Risques Majeurs (1997). - Memento du Risque Nucléaire - Société Alpine de Publications, 35p. ]

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Radar météorologique :

Les radars météorologiques permettent de localiser les précipitations (pluie, neige, grêle) et de mesurer leur intensité en temps réel. Répartis sur l'ensemble du territoire, ils ont une portée d'environ 100 km pour la mesure et de 150 à 200 km pour la détection des phénomènes dangereux.
[source : Météo-France – http://comprendre.meteofrance.com/jsp/site/Portal.jsp?&page_id=14446]

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Radioactivité :

La radioactivité est un phénomène naturel qui existe dans l'univers depuis son origine et a été découverte en 1896 par le physicien français Henri Becquerel.

La radioactivité artificielle est un phénomène de même nature que la radioactivité naturelle, les noyaux émetteurs étant alors produits en laboratoire ou dans les réacteurs nucléaires. Elle a été découverte par Irène Curie et Frédéric Joliot en 1934. La radioactivité se mesure en Becquerels.

Le terme "radioactivité" désigne généralement l'émission de rayonnements accompagnant la désintégration d'un élément instable ou la fission.

On distingue l'émission de particules alpha (noyaux d'hélium), bêta (positons [émission bêta +] ou électrons [émission bêta -]) et/ou un rayonnement gamma (photons de haute énergie).
[source : Site Internet de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). - (2010)]

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Radioélément :

Synonyme "d'élément radioactif"
[source : Institut des Risques Majeurs (1997). - Memento du Risque Nucléaire - Société Alpine de Publications, 35p. ]

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Radionucléide :

Synonyme "d'élément radioactif"
[source : Institut des Risques Majeurs (1997). - Memento du Risque Nucléaire - Société Alpine de Publications, 35p. ]

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Radioprotection :

La radioprotection est définie comme l’ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes directement ou indirectement, y compris lors des atteintes portées à l’environnement.
[source : Site Internet de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). - (2010)]

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Radon :

Gaz radioactif inodore et incolore d'origine naturelle, il est issu de la désintégration de l’uranium et du radium présents dans la croûte terrestre.
[source : Site Internet de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), 2012]

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Rafale :

Une rafale est, en un site donné, un renforcement brutal et passager du vent, qui se traduit par une hausse brève et soudaine de la vitesse instantanée du vent en comparaison de la valeur alors acquise par sa vitesse moyenne. Chaque rafale possède une certaine amplitude qui fait passer le vent d'un minimum de vitesse instantanée à un maximum de vitesse instantanée appelé la vitesse de pointe de la rafale ; il peut arriver que cette vitesse de pointe soit supérieure de 50 % ou davantage à la vitesse du vent moyen. La plus grande des vitesses de pointe enregistrées dans un intervalle de temps donné fournit la vitesse maximale du vent au cours de cet intervalle.
[source : Météo-France – http://comprendre.meteofrance.com/pedagogique/pour_tous/glossaire/r/r_detail?page_id=2856&document_id=1162&portlet_id=74405]

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Ravinement :

Erosion par les eaux de ruissellement.

[source : Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles. Service de Restauration des Terrains en Montagne de l'Isère.]

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Rayonnement X et gamma :

Rayonnement électromagnétique très pénétrant émis par certains éléments radioactifs.
[source : Institut des Risques Majeurs (1997). - Memento du Risque Nucléaire - Société Alpine de Publications, 35p. ]

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Rayonnement alpha :

Rayonnement très peu pénétrant émis par certains éléments radioactifs et constitué de noyau d'hélium.
[source : Institut des Risques Majeurs (1997). - Memento du Risque Nucléaire - Société Alpine de Publications, 35p. ]

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Rayonnement bêta :

Rayonnement peu pénétrant émis par certains éléments radioactifs et constitué d'électrons.
[source : Institut des Risques Majeurs (1997). - Memento du Risque Nucléaire - Société Alpine de Publications, 35p. ]

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Réacteur :

Dans une centrale nucléaire, c'est le lieu où se produit la fission des atomes et la récupération de l'énergie dégagée sous forme de chaleur. Les centrales françaises comprennent 2 à 6 réacteurs.
[source : Portail Électricité de France, 2012]

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Réacteur à Eau Pressurisée (REP) :

Réacteur à eau ordinaire dans lequel l'eau du circuit est maintenue à haute pression afin d'éviter sa vaporisation. C'est le type de réacteur nucléaire le plus souvent utilisé en France et dans le monde.
[source : Portail Électricité de France, 2012]

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Réassurance :

Opération par laquelle un assureur s'assure lui-même auprès d'un tiers (le réassureur) pour une partie ou la totalité des risques qu'il a garantis, moyennant le paiement d'une prime.
[source : Hassid O., Le management des risques et des crises : 3e édition, Paris : Dunod, 2011, 179 p.]

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Réduction des risques de catastrophe :

Concept et pratique de la réduction des risques de catastrophe grâce à des efforts pour analyser et gérer leurs causes, notamment par une réduction de l’exposition aux risques, qui permet de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens, la gestion rationnelle des terres et de l’environnement et l’amélioration de la préparation aux événements indésirables.
[source : Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies (UNISDR), Terminologie pour la prévention des risques de catastrophe, 2009, 34 p.]

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Réduction du risque :

Actions entreprises en vue de diminuer la probabilité, les conséquences négatives, associés à un risque, ou les deux. [FD ISO/CEI Guide 73]
[source : INERIS - Glossaire grand public (2004)]

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Régime d'autorisation :

La demande d’autorisation est une démarche complexe. L’exploitant doit produire des études très détaillées des nuisances engendrées par son activité en fonctionnement normal (étude d’impact), ainsi qu’une étude très précise des risques liés à son activité en fonctionnement accidentel (étude de dangers). Ce dossier sera étudié par les services de l’Etat et fera l’objet d’une enquête publique dans un rayon défini par la réglementation. A l’issue de cette procédure (d’une durée d’environ 1 an), l’autorisation d’exploiter pourra être délivrée par le Préfet avec des contraintes spécifiques aux risques de ce site et que l’exploitant à l’obligation de respecter. Cet arrêté donne également des prescriptions techniques à respecter pour la protection de l’environnement (eau, sol, déchets…).
[source : Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (2002) - Le risque industriel, dossier d'information - MEDD, DPPR, SDPRM, 16 p.]

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Régime d'enregistrement :

La loi n° 2009-179 du 17 février 2009 pour l’accélération des programmes de construction et d’investissement public et privé a habilité le Gouvernement par son article 37 à créer par la voie de l’ordonnance un régime d’autorisation simplifiée : le régime d’enregistrement.
Les collectivités locales concernées ainsi que le public sont consultés sur ces demandes d’enregistrement, sous une forme simplifiée et modernisée grâce à l’utilisation des technologies de l’information.
Au vu des éléments du dossier, le préfet a la possibilité d’enregistrer l’installation, de fixer au besoin les prescriptions complémentaires qui seraient nécessaires au niveau local, de demander l’organisation d’une enquête publique en cas de sensibilité environnementale particulière ou de refuser l’enregistrement.
[source : Site du Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer - Prévention des risques (2010)]

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Régime de déclaration :

L’exploitant doit déclarer auprès de l’autorité préfectorale la nature et les conditions d’utilisation de son activité à risque. Par retour, le Préfet lui notifie un arrêté type (identique pour toutes les installations présentant un risque similaire), avec les prescriptions de sécurité à appliquer et les moyens de prévention à mettre en œuvre.
[source : Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (2002) - Le risque industriel, dossier d'information - MEDD, DPPR, SDPRM, 16 p.]

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Régime hydrologique :

Le régime hydrologique d'un cours d'eau résume l'ensemble de ses caractéristiques hydrologiques et son mode de variation. Il se définit par les variations de son débit habituellement représentées par le graphique de l'écoulement mensuel moyen (calculé sur un certain nombre d'années et aussi appelé débit "inter-mensuel" ou module mensuel).
[source : EPFL - http://echo.epfl.ch/e-drologie/chapitres/chapitre9/chapitre9.html]

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Régime pluvio-nival :

le régime pluvio-nival comporte de gros débits en mars et avril grâce à l’appoint des eaux nivales [issues de la fonte des neiges], une autre période d’abondance, purement pluviale [eau de pluie], en automne, une diminution modique des moyennes en janvier et février et une baisse plus profonde en août et septembre. Ce régime règne dans des bassins dont les sommets atteignent de 1 200 à 1 700 mètres environ.
[source : Pardé M., 1939. Tableau général de l'hydrologie fluviale française. Extrait de l'Annuaire hydrologique de la France (SHF), p 6]

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Renard :

Les eaux de la rivière s’infiltrent à travers la digue dans des vides laissés par des racines.
[source : SYMBHI - http://www.symbhi.fr/10031-le-risque-inondation.htm]

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Réplique :

Séisme succédant, dans une zone proche, à un autre séisme (dit séisme principal).
[source : Site Internet du Plan Séisme, décembre 2010]

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Réserves communales de sécurité civile :

La réserve communale de sécurité civile permet au maire d'encadrer les bénévoles qui se présentent spontanément en cas de catastrophe. Elle a vocation à agir dans e seul champ de compétences communales. Elle ne peut se substituer ou concurrencer les services publics de secours et d'urgence. La commune a mission de la doter des moyens directement liés et adaptés à ses attributions.
[source : Préventique Sécurité - N° 108 - Nov-Déc. 2009 - Glossaire 2010 du droit du danger]

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Résilience :

Aptitude d’une organisation ou d’une société à se rétablir, voire à se renforcer après une crise.
La résilience est consolidée par la prévention et la culture du risque.
[source : Portail interministériel de prévention des risques majeurs, août 2012]

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Retenue / réservoir :

lac artificiel créé par le barrage
[source : Comité Français des Barrages et Réservoirs]

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Retour d'expérience :

Analyse détaillée d'un événement et de ses effets à partir des constats qui ont été faits pour en tirer des enseignements.
[source : Paul Henry BOURRELIER, Guy DENEUFBOURG, Bernadette de VANSSAY (2000) - Les catastrophes naturelles, le grand cafouillage. Ed. Osman Eyrolles, Santé & Société, 262 p.]

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Retour d'expérience (2) :

Méthode relevant de l’analyse qui conduit à mettre en évidence les enseignements d’un événement particulier et de les associer à d’autres événements de type similaire.
Le retour d’expérience est l’une des conditions de la prévision.
[source : Glossaire du cd-rom Préventique]

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Retrait-gonflement des sols :

Cet aléa concerne essentiellement les sols argileux. Il dépend des conditions climatiques locales et notamment des changements du degré d'humidité dans ces sols : gonflement en période humide et rétraction en période sèche prolongée. [...]
[source : DINIZ Inès, PONTIER Jean-Marie, TOURET Thierry [et al.] (2014) -Traité de droit des risques naturels. Paris : Le Moniteur, 868 p.]

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Revanche :

distance verticale entre le niveau des plus hautes eaux et la crête du barrage.
[source : Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, Direction Générale de l'Énergie et du Climat]

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RIFT :

Zone d'extension et d'amincisement de la croûte terrestre. Un rift est bordé par des failles normales. Dans une croûte continentale, au sein d'une plaque, l'ouverture d'un rift se fait essentiellement par le jeu de ces failles. C'est un processus qui peut conduire, par amincissement et échauffement, en quelques millions d'années, à la création d'une croûte de type océanique avec du volcanisme et une extension contrôlée par l'injection de magma dans des grands dykes. La formation de rifts est donc une première étape dans la création des dorsales océaniques.
[source : LAMBERT Jérôme (sous la dir.) (1997) - Les tremblements de terre en France, hier, aujourd'hui, demain... - Ed. BRGM, 196 p.]

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Ripisylve :

Végétation du bord des rivières.
[source : Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, Ministère de l'Equipement, des Transport et du Logement (1999) - Plan de Prévention des Risques naturels (PPR) - risque d'inondation. Guide méthodologique, La Documentation Française, 121 p.]

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Risque (2) :

On définit le risque comme les effets d'un aléa sur des biens ou des personnes vulnérables ; le danger est un état, le risque sa mesure.
[source : Paul Henry BOURRELIER, Guy DENEUFBOURG, Bernadette de VANSSAY (2000) - Les catastrophes naturelles, le grand cafouillage. Ed. Osman Eyrolles, Santé & Société, 262 p.]

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Risque (3) :

Perception d'un danger possible, plus ou moins prévisible par un groupe social ou un individu qui y est exposé. Un joueur perçoit comme risque sa décision de jouer, en connaissant les événements qui peuvent se produire ainsi que leur probabilité.
[source : Yvette VEYRET (sous la dir.) (2004) - Les Risques - Dossiers des Images Economiques du Monde, Ed. SEDES, 255 p.]

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Risque (4) :

"Combinaison de la probabilité d’un événement et de ses conséquences" (ISO/CEI 73), "Combinaison de la probabilité d’un dommage et de sa gravité" (ISO/CEI 51)

1/ Possibilité de survenance d'un dommage résultant d'une exposition à un phénomène dangereux. Le risque est la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un événement redouté (incident ou accident) et la gravité de ses conséquences sur une cible donnée.

3 / Probabilité qu'un effet spécifique se produise dans une période donnée ou dans des circonstances déterminées (Directive n° 96/82 du Conseil du 9 décembre 1996).

5 / Espérance mathématique de pertes en vies humaines, blessés, dommages aux biens et atteinte à l'activité économique au cours d'une période de référence et dans une région donnée, pour un aléa particulier. Le risque est le produit de l'aléa par la vulnérabilité [ISO/CEI Guide 51]
[source : INERIS - Glossaire grand public (2004)]

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Risque (directive "Seveso 2") :

Probabilité qu'un effet spécifique se produise dans une période donnée ou dans des circonstances déterminées. En conséquence, un risque se caractérise selon deux composantes :
- la probablité d'occurence d'un événement donné
- la gravité des effets ou conséquences de l'événement supposé pouvoir se produire.
[source : Directive "Seveso 2" ]

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Risque industriel :

Le risque industriel se caractérise par un accident se produisant sur un site industriel et pouvant entraîner des conséquences graves pour le personnel, les populations, les biens, l'environnement ou le milieu naturel.
[source : Institut des Risques Majeurs (2001). - Memento du maire et des élus locaux- Altitude Impression. ]

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Risque industriel majeur :

Un risque industriel majeur est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens ou l’environnement.
[source : Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (2002) - Le risque industriel, dossier d'information - MEDD, DPPR, SDPRM, 16 p.]

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Risque majeur :

Un risque majeur se définit comme la survenue soudaine et inopinée, parfois imprévisible, d'une agression d'origine naturelle ou technologique dont les conséquences pour la population sont dans tous les cas tragiques en raison du déséquilibre brutal entre besoins et moyens de secours disponibles.
[source : Haroun TAZIEFF ]

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Risque majeur (2) :

Possibilité que se produise un évènement naturel ou technique spécifique ayant des conséquences graves pour les populations ou sur l’environnement.
Équivalent étranger : major risk
[source : Journal Officiel du 12 avril 2009 : « Vocabulaire de l'environnement (liste de termes, expressions et définitions adoptés) »]

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Risque naturel :

c'est un événement dommageable, doté d'une certaine probabilité, conséquence d'un aléa survenant dans un milieu vulnérable. Le risque résulte, donc, de la conjonction de l'aléa et d'un enjeu, la vulnérabilité étant la mesure des dommages de toutes sortes rapportés à l'intensité de l'aléa. A cette définition technique du risque, doit être associée la notion d'acceptabilité pour y intégrer sa composante sociale.
[source : Commission interministérielle de l'évaluation des politiques publique. Commissariat Général du Plan (1997) - La prévention des risques naturels, rapport d'évaluation. La documentation Française, 702 p.]

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Risque naturel (2) :

Risque lié à un phénomène naturel (avalanche, inondation, incendie de forêt, mouvements de terrains, séisme, éruption volcanique, tempêtes, cyclones, tornade,...).
[source : INERIS - Glossaire grand public (2004)]

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Risque naturel prévisible :

Risque susceptible de survenir à l'échelle humaine. Certains types de risque peuvent se produire à l'échéance de quelques années ou quelques dizaines d'années (inondations, avalanches, cyclones, mouvements de terrain), d'autres ont des manifestations destructrices pouvant être espacées de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'années (séismes, volcans).
[source : Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, Glossaire des risques naturels, 2008, 12 p. ]

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Risque nucléaire :

Risque technologique majeur lié à l'exposition directe à des matières radioactives de l'air et de l'eau par des poussières radioactives. [...]
Ce risque peut se traduire par des incidents et des accidents qui sont classés du niveau 0 au niveau 7 sur l'échelle INES (International Nuclear Event Scale). [...]
[source : LALANNE Bernard, MAIRE Richard, MEYER Anne-Marie [et al.],(2013) - Les risques et les catastrophes d'origine humaine - Ed. confluences, 111 p.]

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Risque résiduel :

« Risque subsistant après le traitement du risque » (ISO/CEI 73), « Risque subsistant après que des mesures de prévention aient été prises » (ISO/CEI 51)
[source : INERIS - Glossaire grand public (2004)]

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Risque sanitaire :

Ensemble des menaces générées par l'homme exposant de manière immédiate ou à plus ou moins long terme la santé publique.
Les risques sanitaires sont très nombreux (alimentaires, toxiques, infectieux, nosocomiaux,nucléaires...). [...]
[source : LALANNE Bernard, MAIRE Richard, MEYER Anne-Marie [et al.],(2013) - Les risques et les catastrophes d'origine humaine - Ed. confluences, 111 p.]

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Risque sismique :

Pertes économiques et en vies humaines pouvant résulter de l'aléa sismique. Le risque sismique est le produit de l'aléa par la vulnérabilité à cet aléa. Il peut être évalué à l'échelle d'un site ou d'une région. Il dépend de la période de référence considérée, des personnes et des biens exposés et, pour ces derniers, de leur implantation et de leur résistance aux ébranlements.
[source : LAMBERT Jérôme (sous la dir.) (1997) - Les tremblements de terre en France, hier, aujourd'hui, demain... - Ed. BRGM, 196 p.]

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Risque technologique :

Risque lié à la mise en oeuvre de l’activité humaine à des fins technologiques ( industriel, nucléaire, chimique, transport de matières dangereuses, barrage hydraulique,...).
[source : INERIS - Glossaire grand public (2004)]

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Risques de surpression :

Ces effets se font sentir suite à une explosion qui provoque une onde de surpression pouvant déstabiliser les structures matérielles (projections, effondrement des bâtiments) et causer des lésions chez l'homme (lésions internes au niveau des tympans et des poumons, traumatismes).
[source : Institut des Risques Majeurs (2001). - Memento du maire et des élus locaux- Altitude Impression. ]

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Risques thermiques :

L'exposition à un flux thermique lié à un incendie ou à une explosion peut provoquer des brûlures à des degrés variables, en fonction de la distance à laquelle on se trouve.
[source : Institut des Risques Majeurs (2001). - Memento du maire et des élus locaux- Altitude Impression. ]

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Risques toxiques :

Suite à une fuite de gaz toxique, l'inhalation d'une telle substance peut provoquer l'intoxication des individus exposés. C'est par les poumons que les produits pénètrent dans le corps. La peau et les yeux peuvent aussi être atteints. Selon que l'on est gravement touché ou pas, les symptômes peuvent varier d'une simple irritation de la peau ou d'une sensation de picotement de la gorge à des atteintes graves, comme des asphyxies ou des oedèmes pulmonaires.
[source : Institut des Risques Majeurs (2001). - Memento du maire et des élus locaux- Altitude Impression. ]

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Rivières torrentielles :

Les rivières torrentielles constituent une catégorie de cours d’eau intermédiaire entre les torrents et les rivières. Leurs pentes étant de quelques unités pour cent, elles peuvent être le siège d’écoulements hyper-concentrés mais pas de laves torrentielles. On peut donc observer sur les rivières torrentielles les phénomènes suivants : crues et débordements rapides rendant l’alerte très difficile, affouillements intenses et/ou apports solides massifs dans le lit mineur et/ou sur le fond de vallée, ces phénomènes contraires pouvant se succéder au même endroit au cours d’une seule crue, et pouvant entraîner des déplacements du lit mineur dans le fond de la vallée.

[source : Institut des Risques Majeurs (2001). - Memento du maire et des élus locaux- Altitude Impression. ]

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Roches argileuses :

Roches sédimentaires ou résiduelles à grain très fin, contenant au moins 50% de minéraux argileux, auxquels peuvent s’ajouter d’autres minéraux très divers […]. Ce sont des roches tendres et rayables à l’ongle, fragiles à l’état sec, faisant pâte avec l’eau et durcissant à la cuisson. Elles sont souvent sans stratification apparente, mais peuvent aussi être litées, rubanées ou varvées […].
[source : Foucault A. & Raoult J.-F., 2005. Dictionnaire de géologie. Ed. Dunod, 382 p.]

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RTM (Restauration des Terrains en Montagne) :

Terme désignant à la fois une politique publique, des techniques de génies civil et biologique et un service chargé de mettre en œuvre cette politique et ces techniques. Ce service en place dans les départements alpins et pyrénéens (9 services départementaux ou interdépartementaux) est aujourd’hui rattaché à l’ONF (Office National des Forêts).
[source : Les pouvoirs publics face aux risques naturels dans l’histoire - De la politique française de restauration des terrains en montagne à la prévention des risques naturels. Brugnot G. & Cassayre Y. (2002) ; MSH Alpes, 11 p.]

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Ruissellement :

Le ruissellement est un phénomène physique d'écoulement non organisé de l'eau sur un bassin-versant suite à des chutes de pluies. Il perdure jusqu'au moment où il rencontre une rivière, un réseau d'assainissement ou un marais. Le ruissellement peut avoir plusieurs origines : ruissellement naturel pluvial, ruissellement naturel nival et ruissellement anthropique ; l'ensemble ou une seule de ces origines peut produire un ruissellement de type «Risque majeur avec inondations» [...] La force du ruissellement dépend d'une combinaison de multiples facteurs : l'intensité des précipitations, la valeur de la pente, la densité de la couverture végétale, etc., et surtout les activités humaines.

[source : Martine GUITON (1998) - Ruissellement et risque majeur. Phénomènes, exemples et gestion spatiale des crues. Ed. Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Environnement et génie urbain EG 13, 315 p.]

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Ruissellement de versant :

Ecoulement la plupart du temps diffus des eaux météoriques sur des zones naturelles ou aménagées et qui peut localement se concentrer dans un fossé ou un chemin.

[source : Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles. Service de Restauration des Terrains en Montagne de l'Isère.]

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Ruissellement diffus :

Il désigne un écoulement en petits filets d'eau, anastomosés, circulant parfois rapidement entre les obstacles. Il exerce une indiscutable action de « lavage », entraînant les fines, déchaussant les touffes d'herbes. Il se rencontre surtout dans la végétation herbacée dense.
[source : Martine GUITON (1998) - Ruissellement et risque majeur. Phénomènes, exemples et gestion spatiale des crues. Ed. Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Environnement et génie urbain EG 13, 315 p.]

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Ruissellement en ravines :

Ce type d'entaille témoigne d'une agressivité supérieure de l'eau (que la concentration soit plus forte ou la vitesse plus grande), où une quantité d'eau plus importante s'écoule sur une durée plus longue. Les ravines sont souvent localisées aux pieds des pentes et dans les zones fortement dégradées, si la pente est suffisante.
[source : Martine GUITON (1998) - Ruissellement et risque majeur. Phénomènes, exemples et gestion spatiale des crues. Ed. Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Environnement et génie urbain EG 13, 315 p.]

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Ruissellement en ravins :

Cette évolution est due à une surexploitation du milieu lorsque les entailles s'approfondissent considérablement. Les dimensions peuvent être considérables, 2 m à 10 m pour la profondeur, 10 à 20 m pour la largeur et 200 à 1000 m pour la longueur, comme ordre de grandeur.

Selon G. RIOU [172], sous une végétation «naturelle» les formes de ruissellement concentré sont limitées car les conditions fondamentales de l'incision linéaire (charge en matériel grossier et prolongement du flux de crue par des écoulements prolongés et importants) sont rarement réunies. Par contre, de nombreux facteurs favorisent les ruissellements en nappe.

[source : Martine GUITON (1998) - Ruissellement et risque majeur. Phénomènes, exemples et gestion spatiale des crues. Ed. Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Environnement et génie urbain EG 13, 315 p.]

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Ruissellement en rigoles :

Les rigoles sont des incisions élémentaires, temporaires, qui apparaissent durant une averse à la suite d'une concentration locale de l'eau canalisée

- par le micromodelé préexistant,

- par le réseau des arbustes ou des touffes de graminées,

- ou par les façons culturales (labours ou billons placés dans le sens de la pente).

Les dimensions des rigoles sont modestes, quelques centimètres à 50 cm pour la profondeur, quelques décimètres à 2 m pour la largeur.

L'entaille de la rigole dépend de la pente, de la vitesse d'écoulement, mais surtout du binôme intensité de la pluie/densité du couvert végétal. Les fortes pentes donnent des profils en V, ainsi que les pentes moins fortes en zone plus humide ; les pentes faibles donnent des profils en U dans les zones plus arides.

Le tracé des rigoles est plus révélateur des dynamiques en jeu. Les réseaux anastomosés sont les plus classiques et correspondent à un balayage du secteur ; les rigoles parallèles se développent sur les pentes fortes et sont l'indice d'une reprise d'érosion, les réseaux hiérarchisés correspondent à une érosion verticale et une stabilisation des entailles, qui passent au stade de ravines. Ils peuvent apparaître suite à un événement pluviométrique exceptionnel.

[source : Martine GUITON (1998) - Ruissellement et risque majeur. Phénomènes, exemples et gestion spatiale des crues. Ed. Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Environnement et génie urbain EG 13, 315 p.]

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Ruissellements en nappe :

Les ruissellements en nappe se forment très près de l'amont et circulent vers l'aval en se concentrant, en prenant de l'épaisseur et de la vitesse dans les points bas de la topographie du versant. La végétation joue dans cette phase un très grand rôle en freinant ce balayage et en faisant alterner les zones d'écoulement libre et les zones de ralentissement-décantation.

[source : Martine GUITON (1998) - Ruissellement et risque majeur. Phénomènes, exemples et gestion spatiale des crues. Ed. Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Environnement et génie urbain EG 13, 315 p.]

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Ruissellements pelliculaires :

Ce sont des écoulements de faible épaisseur, lents, non hiérarchisés, aux formes indécises et variables dans le temps et l'espace. Les ruissellements pelliculaires sont en général associés à des pluies de faible intensité et à des pentes faibles. Les ruissellements pelliculaires sont hiérarchisés en trois sous-types : les écoulements embryonnaires, le ruissellement diffus, les écoulements aréolaires.
[source : Martine GUITON (1998) - Ruissellement et risque majeur. Phénomènes, exemples et gestion spatiale des crues. Ed. Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Environnement et génie urbain EG 13, 315 p.]

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